La femme Tunisienne sera-t-elle un véritable pilier de la démocratie ?

La femme Tunisienne sera-t-elle un véritable pilier de la démocratie ?

Que signifie la transition démocratique si elle n’est pas synonyme d’émancipation des droits de tous les citoyens, et en particulier des femmes ? L’État a un rôle fondamental à jouer en étant le décideur et le garant de l’application de l’égalité entre les sexes. Et surtout, ne pas céder aux sirènes des obscurantistes qui ne souhaitent qu’une seule chose, le statuquo, pour que la femme ne puisse pas jouer son plein rôle dans la société.

Au nom de la foi, certains prônent l’immobilisme qui devient alors une sorte d’enfermement communautariste. La liberté et l’émancipation de la Femme ne constituent pour ces ultras conservateurs que des combats farfelus, incapables de comprendre l’évolution du monde et l’importance de la femme dans le monde d’aujourd’hui et de demain. Ces femmes qui sont les piliers de la démocratie tout autant que les hommes.

La femme se doit d’être présente dans la vie politique et économique en tant que leader, c’est à ce prix qu’elle obtiendra les droits auxquels elle aspire et qui lui sont dus. La récente élection de Madame Roberta Metsola à la tête du Parlement Européen est un modèle à suivre pour les femmes tunisiennes. Cette jeune quadragénaire, originaire de Malte, démontre qu’avec travail et détermination les femmes sont pleinement compétentes pour occuper des postes hautement qualifiés au niveau politique et économique.

Ce combat pour l’émancipation de la Femme est d’autant plus important pour la Tunisie car notre pays a toujours été considéré comme une référence au Maghreb et dans le monde Arabe par la communauté internationale. Dès son indépendance en 1956, le président Habib Bourguiba a doté la Tunisie du Statut du Code Personnel, permettant aux femmes d’accéder à des droits inédits dans cette région du monde. Tout au long des mandats présidentiels de Bourguiba et de Ben Ali, les femmes ont vu leurs droits reconnus petit à petit, mais le combat est long et semé d’obstacles dressés par les obscurantistes qui souhaitent voir ces nouveaux droits trébucher.

Dix ans après la Révolution de Jasmin, la Tunisie tente de construire petit à petit son modèle de démocratie, dans laquelle la jeunesse et les femmes ont un rôle déterminant à jouer. Les inégalités hommes/femmes sont encore trop importants actuellement, avec notamment un taux de chômage féminin deux fois plus important que pour la population masculine. Autre chiffre très révélateur : environ 2/3 des femmes qui veulent se lancer dans l’entrepreneuriat disent avoir des difficultés pour trouver des financements. Mais les choses commencent à évoluer. La nomination d’une femme à la tête du gouvernement tunisien est un succès symbolique pour la cause des femmes dans notre pays. Et sur le plan économique, elles arrivent à prendre une place de plus en plus importante.

Si elle veut être une nation qui compte dans le monde de demain, la Tunisie a donc absolument besoin que ses femmes jouent un rôle clé dans les fonctions économiques et politiques du pays. Il s’agit en effet d’un dénominateur commun à tous les pays développés du monde dans lesquels la démocratie est implantée. La Tunisie se doit également de conserver son statut de pays avant-gardiste pour le droit des Femmes au Maghreb et dans les pays arabes, pour que nous construisions une Tunisie pérenne et prospère dans laquelle la Femme sera une fierté et un véritable pilier de la démocratie.

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